Une présentation est-elle vraiment indispensable?

Une présentation est-elle vraiment indispensable?
L'inutilité ne tue pas mes amis

Voilà six ans, bientôt sept ans que je suis le Cyclisme. J'ai acquis une certaine expérience en la matière en me documentant au maximum sur ce sport chevaleresque, mais terriblement secoué par des sombres histoires de tricherie. Pourtant, je n'ai pas une haine féroce contre ces tricheurs, je respecte leur choix de tricher, ils mettent leur vie en danger, après tout. On peut les critiquer pour ces actions mais avouez qu'il faut quand même des cojones pour le faire, si on y réfléchit bien.

Mais ce blog, que j'ai crée il n'y a même pas une demi-heure, ne parlera pas que de ça, le dopage. Il y aura tous les autres trucs, aussi saugrenues soit-il, qui dérangent ou/et intriguent chaque fans de sport à deux roues, et sans moteurs. J'aurais fais une présentation assez longue malgré tout, j'espère ne pas vous avoir répugné du blog. Ah oui, aussi, il n'y aura pas des news, des résultats de course, etc... Non! Certaines autres personnes le font déjà. Cette "chose", comment l'appelé aurement (?), contiendra seulement des articles à sujets divers et variés, le premier vous attend en dessous de cette présentation, ô combien inutile.
(Article 4lberto-cont4dor ©)

Ce blog essaye de regrouper les avis de plusieurs "blogueurs" de cyclisme. Si vous avez un sujet qui vous tiens à coeur, n'hésitez pas à me donner votre msn et à me passer votre papier. Un lien vers votre blog sera posté en bas de l'article et sur le sommaire, n'hésitez pas.

Rédacteurs "annoncés" : univers-cyclisme, 4lberto-cont4dor, ciolek-fan, Kevin, leprotour2008, Sport-Univers, J-Casper80 (Forum JV.com), Yoshi (Forum JV.com) ... en attendant les autres.

Sommaire :

Article 1 : Katyusha ou le Chelsea, version deux roues (Article 4lberto-cont4dor ©)

Article 2 : Quand course exotique rime avec course à fric (Article leprotour2008 ©)

Article 3 : Le cyclisme, c'est beau... (Article 4lberto-cont4dor ©)

Article 4 : Silence-Lotto peut-elle lutter? (Article Yoshi, JVC ©)

Article 5 : Euskaltel-Euskadi, la doyenne. (Article Euskaltel_, JVC ©)

Article 6 : Petit répertoire "dopagesque" (Article Jam95, JVC ©)

Article 7 : Le VO² Max - Interview Exclusive! (Article 4lberto-cont4dor ©)

Article 8 : Jaja et ses exploits! (Article FanCyclisme56 ©)

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# Posté le samedi 03 janvier 2009 17:22

Modifié le lundi 02 mars 2009 13:38

Article 1 : Katyusha ou le Chelsea, version deux roues

Article 1 : Katyusha ou le Chelsea, version deux roues
Katyusha, Katshuma, Kitshuyu... (?)

Le premier "vrai" article de ce blog concernera un phénomène digne du football Anglais, Katyusha. Cette équipe, malgré son nom farfelu, se conduit, en effet, comme le Chelsea d'Abrahamovic. Je m'explique, le phénomène Russe s'est clairement imposé comme étant l'actrice principal du marché des transferts, version 2008. Les chiffres le prouve avec facilité ; Katyusha, mon dieu quel nom (!), a acheté 20 coureurs, moins que Cervelo et Knauff - Nippo Endeka (encore un joli nom à retenir), mais celes-ci ne partait de rien, de zéro, alors que l'équipe Russe, elle, est la "suite" de l'équipe Italiano-russe Tinkoff Credits System. Et dans ces vingts coureurs, certains sont déjà des stars, comme McEwen, Karpets, Ivanov, Gusev, Pfannberger, Pozzato et j'en passe. Un effetcif pouvant presque rivaliser avec celui d'Astana, leader incontesté du circuit Pro-Tour, en 2008.


Bien sûr, un tel recrutement est extrêmement coûteux, mais de gros sponsors Russes alimentent en roubles cette équipe, dirigé par Oleg Tinkov. Ces sponsors? Banque et autre pétro-roubles. L'équipe représentera, en partie, la Russie. Leur maillot a déjà été annoncé comme étant aux couleurs de la "Mère Patrie". Katyusha est à la Russie ce qu'Astana est au Kazakhstan pour faire simple. Mais est-ce que les résultats de l'équipe au nom extrêment difficile à retenir seront aussi bon que ceux de l'équipe de licence Luxembourgeoses. C'est probable, c'est probable...


(Article 4lberto-cont4dor ©)

# Posté le samedi 03 janvier 2009 17:58

Modifié le dimanche 04 janvier 2009 13:20

Article 2 : Quand course exotique rime avec course à fric

Article 2 : Quand course exotique rime avec course à fric
Quand course exotique rime avec course à fric

Ah ! la-la ! Enfin, nous démarrons une nouvelle saison de cyclisme ! Et comme chaque début d'année, avant de rentrer dans le vif du sujet au mois de mars avec les premières courses importantes comme le Paris – Nice et le Tirreno – Adriatico, les mois de janvier et février sont plutôt le théâtre de courses dites exotiques aux quatre coins du monde. Mais, au-delà de cet aspect, ces courses ont aussi pour objectif de remplir les caisses de l'UCI...

Le Tour Down Under, le Tour du Qatar, le Tour du Langkawi, autant de courses mineures qui squattent le début de saison au calendrier de l'UCI... On pourrait poser la question « Allez-vous au Qatar ou en Malaisie pour remporter le classement général ? » à l'intégralité du peloton, nous n'aurions pour réponse qu'un sourire en disant long sur les intentions des coureurs. Car il faut bien reconnaître que ces courses n'ont aucun intérêt sur le plan sportif, si ce n'est pour les sprinters qui ont souvent la possibilité de faire le plein de victoires.

Ces courses ont un parcours plus que monotones. Au Qatar, toutes les étapes se terminent en effet par un sprint massif. Et même lorsque les organisateurs ont voulu insérer un contre-la-montre par équipes en guise de prologue l'an dernier pour donner une dose de spectacle, cela n'a pas marché... En même temps, le tracé faisait à peine 3 km et il était en ligne droite ! Olala, vous vouliez du spectaculaire, ce parcours vous en a donné... Le reste des étapes est également toujours en ligne droite, en plein désert (tiens faudrait y faire le Dakar un de ces jours vu que la course se délocalise n'importe où à présent). La seule chose que l'on peut espérer, c'est la présence de vent pour que des bordures soient créées. Mais bon, si un coureur perd 20 minutes à cause du vent, il n'ira pas pleurer sur Al-Jazeera en disant « olala, je crois que j'ai perdu le Tour du Qatar dans cette bordure... » Il n'en a que faire, il ira plutôt à Qatarbank, sur le dos d'un chameau, pour aller chercher son chèque.

J'ai pris l'exemple du Tour du Qatar, mais c'est exactement la même chose pour le Tour Down Under et le Tour du Langkawi. En Australie, les étapes sont presque toutes plates et, lorsque les organisateurs placent quelques côtes, ça n'empêche pas le retour du peloton pour un énième sprint massif. En Malaisie, il y a bel et bien une étape de montagne, voire deux si nous croisons les doigts des mains et les doigts des pieds en même temps, mais c'est bien peu lorsque l'épreuve dure 10 jours comme cela a été le cas par le passé (la course ne comptera plus que 7 étapes cette année).

***


Mais alors pourquoi avoir inscrit au calendrier ces courses aux Antipodes et au Moyen-Orient ? C'est le moyen que l'Union Cycliste Internationale a trouvé pour se remplir les poches. Reprenons l'exemple du Qatar (j'adore ce pays, vous aurez remarqué) ; après avoir organisé un Grand Prix de Moto, après avoir permis l'organisation d'un tournoi de tennis aussi lucratif qu'un tournoi du grand chelem, et après avoir implanté des stations de ski en plein désert (si, si, ils l'ont vraiment fait), le domaine princier se sentait obligé d'avoir une course cycliste. Inutile de dire que la somme qu'ils ont versé à l'UCI devait être très belle car ces pays sont prêts à tout pour se développer sur le plan sportif. Au final, tout le monde y trouve son compte... Certains coureurs touchent également une belle somme en cas de participation à la course. Tous les coups sont donc permis pour avoir les meilleurs coureurs possibles au départ...

Il y a une petite dizaine d'années, la première édition du Tour Down Under avait lieu dans le sud-est de l'Australie. L'UCI avait alors tout fait pour que cette course se développe dans le but d'internationaliser le cyclisme. Mais combien d'argent le gouvernement de cette région a-t-il donné à l'instance internationale pour développer la course. Il faut tout de même signaler que cette course a fait son entrée au calendrier du Pro-Tour l'année dernière, ce qui lui a permis d'accueillir les meilleures équipes du monde. Ce fut de la bonne publicité pour l'épreuve. Mais que dire de l'édition 2009 qui fait déjà énormément parler d'elle depuis plusieurs mois grâce / à cause du retour à la compétition du boss du peloton, j'ai nommé Lance Armstrong.

Enfin, le Tour du Langkawi (que j'ai l'habitude de minimiser en le renommant Tour du Kiwi) a lieu en Malaisie. Ce pays d'Asie du Sud-Est fait partie des 4 pays Dragons, au même titre que l'Indonésie, la Thaïlande et les Philippines ; c'est-à-dire que c'est un pays en plein développement et qui veut se développer dans tous les secteurs. Certes, en comparaison avec les autres pays que j'ai cité, la Malaisie est déjà assez riche et prospère, et l'UCI a donc là aussi trouvé son compte en trouvant un accord pour l'organisation d'une course dans cette zone du monde.

Pour conclure, même s'il faut reconnaître qu'une course en Australie, au Qatar ou en Malaisie a un côté très exotique, surtout placé en début de saison vu qu' il fait trop froid en Europe pour courir, l'intérêt sportif reste très amoindri à cause d'étapes monotones où il ne se passe pas grand chose et où le spectacle est quasi inexistant. L'Union Cycliste Internationale reste la grande gagnante de ces courses exotiques car les sommes versées par leurs organisateurs sont relativement conséquentes pour selon que ces courses ne sont en aucune manière populaires. Ou quand course exotique rime avec course à fric...

(Article leprotour2008 ©)

# Posté le mardi 06 janvier 2009 14:00

Modifié le mercredi 18 février 2009 16:05

Article 3 : Le cyclisme, c'est beau...

Article 3 : Le cyclisme, c'est beau...
Le cyclisme, c'est beau....

Pas toujours. Je ne parlerai pas de dopage, ni de paysage mais des styles de "pédales". Et pour cela, je vais prendre deux coureurs, qui font figure de contraste au sein du peloton : Cadel Evans et Alberto Contador.

Le premier, Evans, a un style qui exprime une souffrance jamais égalé. Il semble être à l'agonie du début jusqu'à la fin de l'étape. La tête dans le guidon, on pourrait croire qui lèche la route, mais non! Son style peut paraître plus crédible que celui d'un D Luca ou de Alberto Contador. Mais, avouez-le, c'est moche à regarder et il est dans l'impossibilité d'attaquer ou même de contre-attaquer, il n'a guère le choix, il revient au train. Mais pour certains fans, ce style "d'agonie" est une preuve de sa négativité au contrôle anti-dopage. Alors que, subjectivement, ça me parait difficilement être le cas.

Le deuxième, Alberto Contador, arbore un style d'une très grande grâce. Léger et fluide, tête relevé. Sa façon de se balancer de droite à gauche de façon très condensé est assez beau à regarder, et d'une grande efficacité lorsque il s'agit d'attaquer. Contrairement à Evans, Contador n'est pas très doué lorsqu'il s'agit de revenir au train mais il peut compter sur sa pointe de vitesse lorsque la pente s'élève pour rejoindre ses adversaires.

Mais il faut bien marquer la différence entre ses deux grands coureurs de la 1ere décennies. L'un est un pur grimpeur tandis que l'autre est bon grimpeur mais, surtout, un rouleur solitaire, de contre-la-montre, capable de creuser des écarts sur ces étapes.

Cette article est tout à fait subjectif, cela tiens que de mon avis. J'aurais pu prendre exemple sur quelqu'un comme Di Luca ou Armstrong mais ma connaissance sur les deux coureurs que j'ai pris comme exemple est particulière. Comme vous l'avez vu, je n'ai fait qu'une allusion au dopage et j'ai essayé de ne pas trop marquer ma préférence pour l'Espagnol.

(Article 4lberto-cont4dor ©)

# Posté le mercredi 21 janvier 2009 07:49

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 13:57

Article 4 : Silence-Lotto peut-elle lutter?

Article 4 : Silence-Lotto peut-elle lutter?
Silence-Lotto peut-elle lutter?

On le sait, Evans va tenter à nouveau de remporter son premier Tour de France. Seulement, Astana n'est pas là pour faire de la figuration. L'Australien, malgré le départ d'un excellent coureur (Yaroslav Popoych), pourrait compter sur Thomas Dekker, Philippe Gilbert, Mario Aerts, Jurgen Van den Broeck etc.

Coté Astana, il y a 2 grands coureurs, qui sont Armstrong et Alberto Contador. Qui sera le leader ? Cela peut-il créer une embrouille, une dispute ? Seront-ils gérer cette cohabitation ?
Johan Bruyneel devra faire un choix pour le TDF. Normalement, c'est l'Espagnol le leader. Mais, Armstrong, s'il fait un bon début de saison, pourrait lui souffler la place, sans compter la grande amitié qui lie l'Américain au Belge. Evans, quant à lui, n'aura pas de soucis, il sera le leader chez Silence.

Astana, sur le papier semble plus fort que la Silence, Contador a beaucoup plus de coureur pour l'épauler. Il part donc favori, puis sur le palmarès, l'Espagnol a de nouveau l'avantage avec 3 victoires en GT, en 14 mois, alors qu'Evans n'en a pas remporté 1 seul. Tout semble jouer en la défaveur de l'Australien qui peut compter, toutefois, sur une dispute dans le camp adverse. Mais l'écart séparant les deux effectifs est notable.

Petit avantage pour Cadel Evans, il n'y a plus Robbie McEwen, le sprinter qui le gênait sans doute dans la préparation des étapes de montagne. On le sait, courir sur deux front (sprint et général) n'est pas vraiment une bonne solution.

(Article Yoshi, JVC ©)

# Posté le mercredi 04 février 2009 16:18

Modifié le jeudi 05 février 2009 12:06